Les droits humains ne s’arrêtent par aux portes de la prison

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Les personnes détenues restent des sujets de droit à part entière et conservent leur dignité humaine, la sanction consistant uniquement en la privation de la liberté d’aller et de venir. La personne détenue est un citoyen qui « n’est soumis à aucune limitation de ses droits politiques, civils, sociaux, économiques ou culturels autre que celles qui découlent de sa condamnation pénale ou de la mesure privative de liberté » (conformément à l’art.6 § 1 er de la loi de principes du 12 janvier 2005). La privation de liberté n’est pas la privation des libertés.

La loi doit être respectée, les victimes doivent obtenir réparation, chaque citoyen doit pouvoir espérer vivre dans une sécurité suffisante, mais chaque citoyen doit aussi pouvoir bénéficier d’une justice respectueuse des droits humains, il en va de notre État de droit. Rien de tout cela n’est évident pour les citoyens détenus qu’accompagne l’Aumônerie catholique des prisons, comme en a témoigné Geneviève Frère, lors de la journée nationale des prisons, le 1 er décembre. Cette frange de la population se trouve souvent marginalisée en raison de son profil socioéconomique, de ses conditions de santé et de son parcours éducatif et professionnel. L’accès aux droits humains peut être rendu encore plus difficile par la détention.

Voilà pourquoi Vivre Ensemble Bruxelles a souhaité aborder cette question en donnant la parole aux personnes détenues et à des professionnels du milieu carcéral bruxellois. Des volontaires de Vivre Ensemble ont rencontré des personnes détenues à la prison de Saint-Gilles. Suite à ces rencontres, ils se sont faits les porte-paroles de leurs échanges lors d’une activité de sensibilisation destinée au grand public qui a rassemblé quelque 120 personnes, le 1 er décembre.

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