Combat de pauvres

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À Montigny-le-Tilleul, un silence à donner des frissons… avant un tonnerre d’applaudissements ! Ces premières secondes après la représentation valaient, à elles seules, cette soirée que l’on n’oubliera pas. Le 13 décembre, Vivre Ensemble organisait la représentation de la pièce « Combat de pauvres » (voir p. 15) au Foyer culturel de Montigny-le-Tilleul. Ce projet, mené en partenariat avec l’Équipe sociale de Montigny-le-Tilleul, a remporté un beau succès. Plus de cent personnes ont assisté à la pièce. Et non des moindres !

« C’est la première fois que je vais à une pièce de théâtre », témoignait une dame du public, avant le début de la représentation. Ce n’était que le premier d’une longue série de commentaires touchants, parfois bouleversants. On n’oubliera pas non plus ce jeune homme confronté par le passé aux difficultés de la vie en rue et qui, voyant le sujet de la pièce, tenait absolument à être présent.

C’est tout le mérite de cette pièce de théâtre, jouée par la troupe engagée et militante Art & Tça. Elle parvient à la fois à relayer la parole de nombreuses personnes rencontrées en amont, pour mettre en place le spectacle, tout en renvoyant la balle au public. N’est-il pas temps de s’indigner et de se mettre debout ? Cette pièce parle aux gens, y compris à celles et ceux qui sont à la marge.

En dépit des constats négatifs, parfois dramatiques, sur lesquels cette pièce met le doigt, beaucoup ont voulu souligner la solidarité que l’on constate en bien des endroits, même - et peut-être avant tout - parmi les plus pauvres. D’autres en ont appelé au réveil des élus : la justice fiscale, levier le plus efficace pour lutter contre les inégalités, n’est qu’une question de volonté politique ; qu’attendons nous pour la mettre en œuvre ?

« Ce spectacle me fait sortir de ma bulle. La pauvreté n’est pas une question que je me pose souvent, et c’est triste parce qu’il y en a partout. Mais le monde tel qu’il est organisé me rend indifférent à cette réalité. Le spectacle m’ouvre les yeux sur ce que les gens vivent ! » Olivier, 33 ans

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